Notes sur l'appareil Lacour breveté pour le traitement des alluvions aurifères
Drague fonctionnant sur le torrent Orba près d'Alessandria (Italie). Propriété de la Société Italo-hollandaise des placers aurifères de l'Orba.
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Notes
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Pour Le Traitement
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Alluvions Aurifères
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Imprimerie-Stéréotypie Niçoise
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Breveté
Pour Le Traitement
Alluvions Aurifères
Nice
Imprimerie-Stereotypie Niçoise
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Drague fonctionnant sur le torrent Orba près d'Alessandria (Italie). Propriété de la Société Italo-hollandaise des placers aurifères de l'Orba.
Notes
SUR L'APPAPxEIL LACOUR,
Breveté Pour Le Traitement
Des Alluvions Aurifères
admis à l'Exposition universelle de Chicago
L'exploitation des alluvions aurifères est restée, contrairement à toutes les industries, sans progrès notables jusqu'à ce jour, par suite de l'insuffisance d'appareils permettant de traiter de grandes quantités de matières économiquement. Ceux créés jusqu'à présent ne répondent pas aux besoins; aussi, toutes les Sociétés, après avoir exploité les parties riches de leur placer, abandonnaient les travaux, le terrain ne payant plus, pour nous servir d'une expression américaine, et cette industrie si florissante jadis, va chaque jour diminuant ; les statistiques à cet égard sont désolantes. C'est que les conditions dans lesquelles un placer peut être exploité avec fruit sont tellement difficiles à réaliser que les 9 TO des placers répandus sur le globe sont inexploités.
Un apparel mécanique remplissant toutes les conditions dé- sirées, pouvant traiter quelle alluvion que ce soit et dans quelles conditions il se trouve était-il possible? Jusqu'à ce jour, la réponse était négative, attend que l'exploitation par les moyens mé- caniques pour traiter journellement de grandes quantités de matières, avait rencontré les plus grandes difficultés et avait complètement échoué. Les plus grands appareils connus, ceux de de Rogoloskoff (Oural), ne parviennent en effet qu'à exploiter 350 mètres cubes par jour avec un nombreux personnel.
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Le système Lacour permet, au contraire, de traiter quelque quantité que ce soit de graviers aurifères, qu'une drague peut extraire, sans nécessiter de décharge ou de manutention, avec un personnel de dix à douze hommes seulement.
tl lave, classified, retient l'or, même impalpable, supprime les vols i)ar la disposition de ses apjiareils, enfin ne consomme, question des plus importantes, qu'une faillie quantité d'eau, la même servant indéfiniment au lavage par son retour dans l'excavation après entrainement des matières draguées.
Il occupe un emplacement d'environ 40 mètres c.arrés, ne né- cessite aucune décharge et contrairement aux appareils employés ius(pi'à ce jour, au lieu de détruire le terrain, il le reconstitue et le honifie, déversant d'ahord les gros cailloux et les graviers, il les recouvre ensuite du sahle et de la terre qu'ils contenaient.
L' Eiicjjclopédie chimique de Fréiny, IP partie, VOr : MM. E. Fuchs et Baladin, ingénieurs en chef des Mines, parlant des appareils Lacour, ajirès avoir décrit tous les systèmes en usage jusqu'à, ce jour, s'experiment ainsi, page 27 ; J je problème a reçu une solution inlèressante , etc., etc., nous en disons quel([ues mots, page 43, aju-ès avoir étudié le fonctioniiement de son organ essential, le Sluice dans ses diverses variétés.
Description Des Appareils
àlontés sur une drague ils se composent :
1" D'une caisse à eau dont le fond entièrement perforé de trous de b mm. dans toute sa longueur laisse pleuvoir avec force l'eau sur les pierres et graviers à leur passage sur le crihle placé immédiatement au dessous, les lavant parfaitement sans qu'aucune parcelle d'or ni de terre reste attachée après.
Cette caisse à eau est alimentée par une pompe centrifuge de 0,25 centimètres ;
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2" D'un crible double à secousses actioné mécaniquement par des bielles sur lesquelles les godets déversent la matière draguée et ne laisse passer que le sable fin et les parcelles d'or qu'il contient, éliminant d'un seul mouvement mécanique les 4 5 de la matière draguée.
3" D'une caisse à sable fortement inclinée, munie à sa base d'un distributeur automatique déversant également l'eau et le sable sur le Sluice (canal).
4® D'un sluice ou canal récepteur à inclinaison variable, reposant sur un pivot fixé derrière la drague pour permettre de lui donner une inclinaison plus ou moins accentuée au moyen du treuil placé en tète, d'uii plan uni placé h son sommet (table dormant'-*) sur lequel la caisse à sable déverse son contenu ;
De chicanes ou traverses en bois fixées sur le sluice dans les séparations desquelles l'or se précipite ainsi que les matières plus lourdes et se continuant sur une longeur de 20 à 25 mètres suivant la nature du terrain, s'il est peu ou pas argileux, ces chicanes peuvent se continuer sur une plus grande longueur si par la nature du terrain à exploiter cela était reconnu nécessaire. Sur ces chicanes et plongeant dans les intervalles sont fixés des rateaux formés d'une série de pointes qui n'atteignent le fond des chicanes qu'à 3 centim. de profondeur. Ces rateaux reliés ensemble forment un plan en fer plat suspendu à des traverses fixées sur le sluice et sont actionés d'un mouvement transversal au moyen de bielles.
Le crible ainsi que les rateaux doivent être actionés par des machines indépendantes pour pouvoir leur donner plus ou moins de vélocité suivant le cas.
L'expérience a démontré que pour un terrain peu argileux 12 à 15 mètres de rateaux suffisent pour obtenir de très bons résultats.
Ces rateaux ont pour effet d'égaliser par leur ' mouvement transversal, le sable sur toute la largeur du canal (sluice), de le tenir toujours en suspension dans sou parcours, de rompre le courant de l'eau et par les mille obstacles que les paillettes rencontrent sur leur parcours et les remous que produisent les tiges des rateaux, de les précipiter dans les chicanes : c est la partie la plus importante du système et ses effets sont merveilleux, grâce à eux, le canal n'est jamais encombré et les intervalles toujours en action.
Le sluice doit avoir 3 mètres de largeur et de 25 a 30 mètres de longueur.
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Les râteaux recouvrant totalement le sluice, les vols sont impossibles pendant les arrêts, et ne nécessitent par conséquent aucune surveillance, avantage très important.
La récolt de l'or s'obtient, soit })artielle, soit totale, et même plusieurs fois par jour si c'est nécessaire pour les premiers intervalles.
Les rateauxsont soulevés et au moyen de raclettes, on enlève le sable et l'or qui est reiui dans un couloir tixé le long du sluice avec l'aide d'un petit jet d'eau et d'un Iralai on fait passer par des trous percés à chaffue interstice d('S chicanes, l'or et le sable restés dans le fond qui sont reçus parle couloir et conduits sur le })ont do la drague soit dans des tonneaux cà mercure, soit pour être terminé à la l)attée, si l'ont veut exclude totalement le mercure.
Tous les six mois on jirocède au bivage général en démontant les chicanes.
L'opération de lavage est d'ailleurs très rapirle et peut se faire à chaque arrêt de la drague, la [)re>([ue totalité de l'or restart dans les 2 premiers mètres du sluice.
Depuis que nos appareils sont créés et que l'étude de leur fonctionnement et venue indiquer ({uels seraient les améliorations à y apporter, nous étudions de placer sur le sluice un ou deux remous a mercure pour retenir l'or impalpable dont une partie reste bien sur le sluice mais la plus grande s'échappe quant le terrain devient trop argilleux.
Avantages Du Système
Exploitation des alluvions aurifères sur les cours d'eau de quelque importance qu'ils soient et jusqu'à 10 et même 15 mètres de profondeur.
Possibilité sur les cours d'eau ayant nne profondeur minimum de 2 mètres de changer rapidement de chantier et n'exploiter que les parties les plus riches ;
Même en cas de crue du fleuve les travaux peuvent continuer si le courant n'est pas trop violent, facilité de creuser des canaux en déversant sur un coté de la drague les refuse du crible au moyen de canaux ou de transporteurs ;
Exploitation des abords des lleuves et torrents et possibilité, après leur exploitation, de retourner sur le fleuve à volonté sans interrompre la production ;
Personnel des p'us restraints;
Consommation d'eau sur les alluvions asséchées presque nulle, la même servant indéfiniment par son retour dans le bassin après entrainement des sables sur le sluice;
Une pompe centrifuge ou prise d'eau de 0,20 c. suffisant à compenser les infillrations du terrain;
Possibilité de traiter les alluvions jusqu'à huit mè-
tres de profondeur suivant le terrain.
Système d'une telle simplicityé que les réparations sont à peu près milles en ce qui concerne les appareils de lavage ;
Rapidité dans la récolt de l'or;
Logement, approvisionnement, traitement des matières et fonte de l'or concentrés sur la drague ;
Possibilité dans le cas ou une exploitation se ferait dans un pays où des attaques à main armée seraient à craindre, d'armer la drague comme pourrait l'être une cannonière et remplir l'office d'un fort éfficacement protégé que quelques hommes pourraien défender ;
Pour l'installation sur une alluvion asséchée d'une drague, il suffix de creuser un bassin de 3 mètres de profondeur et de 40 mètres carrés de surface, alimenté, comme il est dit plus haut, soit par une pompe centrifuge, puits artésien ou canal.
Et enfin sécurté absolute pour une Société de sacoir le coût précis d'une installation et son bén'fice sans aucun aléa possible, la teneur du placer étant connue.
Nous pourrions nous étendre davantage dans ces queb[ues notes et faire une confrontation des résultats à obienir en comparant les systèmes employés à ce jour, leur coût, leur production avec le système actuel ; nous crayons cette comparaison inutile et nous nous bornons à reproduire des extracts du rapport de M. Paul OZIER, ingénieur civil des mines dont la compétence en cette matière n'est plus à faire et qui rend compte du résultat de ses observations avec autant de carté que d'impartialité.
Extrait
bu Jlappovt bc iH. |0iml 0jici', ïugcnicur civil bcô ittiucs
d'une visite sur l' exploitation des terrains aurifères de rO)-ha, jirès d' Atessandria {Italie)
Le bateau portear de l'appareillage Hotte dans un bassin creusé ad hoc, et assez spacieux pour lui permettre d'évoluer circulaireinent.
Le gisement aurifère est composé de 25 à 30 O/p de sables fins quartzeux et argilo-ferrugineux, et do 75 à 7U O/p de graviers et galets de toutes dimensions.
Ces alluvions exca vées et extraites à bavant du bassin par une marcbe continue de la drague, après avoir subi les diverses opé- rations du lavage, laissent sur le sluice une failHe fraction des sables, fraction seule utile et déjà très concentrée en or, qui est recueillie, puis traitée ailleurs à nouveau. Tout le reste, qui est sté- rile, est rejecté à l'arrière du bassin, de façon à reconstituer le sol comme il l'était tout d'abord.
De telle sorte que l'excavation du bassin cbemine constamment en avant, en conservant indéfiniment sa même capacité primitive.
En marcbe normale, la drague pulse les alluvions à 4 m. .50 de profondeur et élève, par heure, de 70 à 80 mètres cubes à 10 m. de bauteur, pour les déverse sur le double crible à secousses où ils sont abondamment aspergés d'eau en pluie, et les classes en deux catégories : galets et saldes.
Cette aspersion violent désagrège, débourbe et nettoie très proprement sables et galets; ces derniers galets, au sortir du crible supérieur, se dirigent d'eux-mèmes dans les deux grandes conduites latérales au sluice, et sont ainsi restitués au bassin dé-
pouillés de tout leur or, qui est resté, lui, associé uniquement aux sables de criblage.
Ces sables fins aurifères, au sortir du crible inférieur (crible h mailles de 2 '2 millimètres) sont distribués en nappe mince et liquide au sluice, par un apparel spécial fixé sous les cribles, puis ils sont entraînés, par un fort courant d'eau, sur toute la surface du sluice dont ils remplissent les chicanes, et c'est ici que s'opère le lavage proprement dit ou plutôt un premier classement enrichissant les sables en or, ainsi que cela resort de l'explication suivante ;
Jeu du sluice à V américaine . — La nappe mince de sables liquids, on passant d'une chicane à l'autre, fait une série de jietites chutes successives et continues tout le long du sluice, qui tendent à précipiter de plus en plus bas les corps lourds (or et fer oxydé) vers le fond des chicanes. Au contraire, les corps légers, et {)ar conséi[uent stériles (sables i)ierreux divej-s) de beaucoup les plus abondants, tendent h flatter au sommet des chicanes, et en sont peu à peu expulsés par le courant d'eau, pour être restitués au bassin, de même que font été précédemment les galets.
Dans ces conditions, on conçoit aisément que l'idéal à réaliser, pour assurer un classement ))arf:jit de tous les grains compris dans les chicanes, consisterait à communiquer à la masse en travail une porosité théorique, uniforme dans toutes ses parties, et suffisante pour laisser les {laillettes d'or descendre verticalement à travers les grains plus légers qu'elles-mèmes, et se déposer finalement assez bas.
Jeu simultané de l'apparel LACOUH. — Or, l'apparel Lacour qui fonctionne, à l'Ürba sur le sluice et solidairement avec lui, réalise à très peu près cet idéal si désirable, et, par cela seul, fait le plus grand honneur à l'esprit d'observation de son auteur.
En etfet, d'après la description précédemment donnée de cet apparel, les dents de tous les râteaux, par leur mouvement alternatif, remuent constamment le contenu des chicanes et le maintiennent en suspension permanente dans l'eau du courant en nappe mince, ce qui. rend ce contenu î les sables aurifères) forcé- ment très poreux.
Les effets combinés et très heureux, produits pendant le fonctionnement simultané des râteaux et du sluice en activité.
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classent suffisamment tons les sables pour enrichir de plus en pins en or, les conches dn fond des chicanes, et appauvrir celles de leur sommet. Le but visé, c'est-à-dire la retenue certaine de l'or, est donc atteint.
Des vérifications intermittentes de l'enrichissement en or sont faites, et lorqn'on l'estime })onssé assez loin, on suspend la marche des machines et appareils divers. Le contenu des chicanes est alors vidé, recueilli avec soin, concentré de nouveau an petit sluice de 4 mètres et enfin travaillé pour poudre d'or (à la hâtée dans le lalioratoire, où cette poudre d'or est ensuite transformée en ling'ots.
Pendant tout le cours de mon séjour assez prolongé à l'Orha, cette opération du lavage, telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui a fait fohjet principal de mon attention, et je n'ai cessé de constater, lors des arrêts correspondents à la récolt des sables enrichis, la régularité théorique du classement opéré par l'apparel Lagour, et la concentration très apparente des paillettes d'or au fond des chicanes, d'où le courant d'eau est impuissant à les expulser.
L'ohslacle des sables noirs a été très victorieusement combattu aux chantiers de l'Orlia, pour ce qui concerne la retenu sur le sluice de for en paillettes. L'adaptation à l'apparel américain de y agitateur mécanique LACOUR constitue et consacre cà cet égard un progrès tellement énorme sur les errements du passé, que y exploitation des Placers Italiens peut être, dès à présent, considérée comme sûrement lucrative.
Quant à l'or impalpable, on en recueille à l'Orba que des quantités minimes. Cependant, sa proportion relative dans le Placer doit être, comme partout ailleurs, fort grande ; aussi je suis d'avis que la marche actuelle à l'Orha en laisse échapter la plus grosse part. A Pa ppui de cette opinion, il n'est pas sans à propos de rappeler ce que j'ai vu partout en Californie, où les sluices atteignent jusqu'à plusieurs kilomètres de longueur, au lieu de 20 mètres comme sur l'Orha. Tout le long de ce parcours, dont la pente est pourtant moins rapide que sur le sluice italien, on recueille, systématiquement, de grandes quantités d'or impalpable.
Pour donner une idée nette des résultats obtenus en ce moment à l'Orha par la marche de la Drague en activité, je renvoie aux divers tableaux suivants, qui portent les numéros d'ordre 1, 2, 3 et 4. Et je garantis l'authenticité de tous les chiffres.
Lo tableau n° 1 représente rigoureusement la marche courante que j'ai eue sous les yeux à l'Orba.
11 convent d'observer ici que le fonctionnement de la Drague-Laveuse n'y figure que pour huit heures cinquante minutes par journée, à titre de travail effectif et par conséquent productif.
Cela tient à ce que certains organes de l'outillage se trouvant trop peu résistants, il se produit pendant la marche, des ruptures obligeant à arrêter subitement les machines pour pro- céder hâtivement aux réparations nécessaires. 11 y a aussi trop de temps perdu pour opérer la récolt sur la sluice des sables enrichis. Ces inconvénients ne sont que momentanés et disparaîtront aisément. On arrivera, sans aucun doute, à obtenir des appareils un fonctionnement régulier et effectif de dix heures par journée de travail pendant 13 jours par quinzaine.
Le tableau n° 2 a été dressé précisément sur cette dernière base, et peut-être considéré comme l'expression exacte d'une marche normale de quinzaine.
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250 760 190.000 500 75..i;i0 0.597 75.050 258.(559 165.229
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Au talileau n° 3, tous les calculus et chilfres reposent sur cette même base fondamentale d'une marche de la Drague réglée à dix heures i')ar journée de b'avail elfectif.
Enfin, le tableau n" i, dans les mêmes conditions de marche ({ue le précédent, mais avec Vhgpofhèse très autorisée (par des prospections sérieuses et fré(pientes) d'une teneur en or de 40 centigrammes (correspondant à i fr. 25 par métro cube d'alluvions traitées), établet un liénéfice annuel de 103,220 francs.
Do ces divers documents il resort avec évidence, que :
1° Le prix de revient du traitement complet des alluvions aurifères de rOrba se limite au chilfre très réduit de O fr. 397 par mètre cube.
2" La production normale et journalière de la Drague est de 7 60 -mètres cid)es, Qi a tout lieu de croii'e (pi'elle atteindra jus([u'à mille mètres cubes, ce qui abaisserait encore le prix de revient.
3° Le rendement actuel, par mètre cutie, de 24 centigrammes d'or, vacant 0 fr. 76, donne un profit de 0 fr. 30. C'est un minimum.
Et comme la tenmo' moyenne du Placer est en réalité de 40 centigrammes d'or, vacant 1 fr. 25 par mètre cube, le profit le plus fréquent, par unité, devra s'élever à 0 fr. 85.
4° La Drague de fOrba, ([ui a coûté 300,000 francs démontre chaque jour irréfutablement, qu'en travaillant sur l'un des points les moins ejirichis du Placer, à l'aide de l'apparel Lacour, elle marche sur le jiied de 70,000 francs de bénéfices annuels {on. chilfres ronds), avec le rendement de 0 fr. 70 par mètre cube traité.
Avec le rendement d'un franc d'or par mètre cube, qui, en égard aux données expérimentales bien connues, no parait nullement exagéré, le bénéfice annuel s'élèverait à l i 6,000 francs, et je suis très porté à crore ({u'en pratique courante, ce sera bà le résultat final industriel à attendre d'une seule Drague.
Lyon, 30 septembre 1892 .
Paul Ozier,
Ingénieur civil des Mines
20, rue Juiverie, Lyon.
Les alluvions aurifères dans les pays d'outre-mer, donnent couramment des teneurs variant de 4 à 20 gramimes d'or au m-', on iirenant le chiffre minimum de 4 grammes et 500 par jour
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produit d'une petite drague, le résultat pour 250 jours de travail annuel sera de un million cinq cent mille francs hrut\ comme on le voit, que que soit le coût des frais généraux, transport, etc., une large marge est toujours laissée au capital qui peut être facilement doublé chaque année avec une seule drague.
Nos constructeurs, MM. Figée Frères de Haarlem (Hollande), dont la compétence comme constructeurs de dragues est universellement connue, ont étudié un modèle de drague tout en acier, d'une légèreté excessive qui, tout en présentant une solicité à toute épreuve peuvent être transportées, démontées sur n'importe quel point que ce soit, les parties les plus lourdes n'atteignant pas 400 kilogr. Comme on le voit nos appareils peuvent donc être employés sur n'importe quel point du globe.
Nous sommes à la disposition des personnes qui désireraient implanter nos appareils, et pouvons fournir tous les renseignements nécessaires. Il suffix de nous faire connaitre la nature du terrain à exploiter, la teneur or du placer par les prospections, les moyens de transport d'un port de mer au point désigné, les ressources en combustible que produit le pays, bois, charbon ou pé- trole, et quelle quantité de on désire exploiter journellement. Un devis avec prix sera adressé immédiatement à ceux qui nous en front la demande.
A l'beure actuelle, quatre dragues, dont deux en functions et deux en construction, sont implantées en Italie. Une sur l'Orba, près d'.Nlessaiidria (Italie), une sur l'Orco, près de Turin, et deux en construction sur le Tessiu, près Milan, l'adoption de nos appareils par 4 sociétés, en dit plus que nous ne pourrions le faire et il est on ne peut plus facile de venir les voir fonctionner. Une nouvelle société Hollandaise vient aussi de se constituer et a adopté nos appareils pour l'exploitation inférieure du Tessin. Toutes facilités seront données aux personnes qui nous en front la demande pour les visiter.
E."F. Lacour &
33, avenue Notre-Dame, Nice.